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 encore sous le choc

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kathou
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MessageSujet: encore sous le choc   Mar 24 Juil 2018 - 15:52

Bonjour,

Mes souvenirs sont revenus il y a quelques années mais j'ai encore réussie à les refouler pendant un autre 5 ans mais depuis que j'ai appris que ma fille était enceinte (presque 5 mois), tout est revenu encore plus fort. APRES AVOIR LU CETTE ARTICLE, JE RÉALISE A QUEL POINT JE SUIS EN RÉACTION, COMME SI TOUT CELA FRAPPAIT AUJOURD'HUI... 

Pourquoi les symptômes sont si fort après tellement d'année avec aucun souvenirs...30 ans de presque paix et là une douleur présente à chaque matin. Je sais que je vais apprendre à vivre avec ça, il le faut.

Je vais quand même bien, bon travail, une fille que j'aime de tout cœur, un conjoint en or (qui vit  ça comme il le peut sans trop comprendre ce qui m'arrive) mais une blessure ré ouverte...j'ai hâte que le tout cicatrise un petit peu, juste un petit peu!

Belle article, qui fait réaliser bien des choses...tout ses problèmes a cause d'une personne qui devait vous protéger...
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Aymee17
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Féminin Messages : 60
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MessageSujet: Re: encore sous le choc   Mar 24 Juil 2018 - 16:38

Tiens, je te partage un article que j’ai lu l’autre jour à propos de l’an memoire traumatique. Il est un peu long mais très intéressant je trouve. J’espère qu’il t’aidera .                                                                                   Le  voici :                    

Sidération et dissociation : des mécanismes de survie

Quels sont les mécanismes traumatiques à l’œuvre lorsqu’un enfant est victime d’une violence sexuelle ?
Muriel Salmona : Le premier est la sidération. Confronté à des violences terrorisantes et incompréhensibles, l’enfant se retrouve paralysé psychiquement et physiquement. Cet état est déclenché par l’amygdale cérébrale. C’est une alarme interne qui engendre la production d’hormones de stress (adrénaline et cortisol), le but étant de fournir à l’organisme le “carburant” (oxygène et glucose) pour fuir ou combattre. Le problème, c’est que cette alarme ne se calme pas toute seule : seul le cortex peut la moduler ou l’éteindre. Les adultes peuvent y parvenir en analysant la situation, en cherchant à la comprendre, en prenant des décisions. Pas les enfants, dont le cortex est totalement immature. L’alarme continue donc à “hurler”.
Ce mécanisme de survie devient-il dangereux pour l’organisme ?
L’organisme se retrouve en effet en état de stress extrême, avec des taux toxiques d’hormones, qui représentent un risque vital cardio-vasculaire et neurologique. Pour y échapper, comme dans un circuit électrique en survoltage, le cerveau fait disjoncter le circuit émotionnel à l’aide de neurotransmetteurs qui sont des “drogues dures” anesthésiantes et dissociantes (“morphine-like” et “kétamine-like”, endorphines et antagonistes des récepteurs de la NDMA). D’où un état d’anesthésie émotionnelle et physique, une sensation d’irréalité, d’étrangeté, d’absence qui donnent à l’enfant l’impression d’être spectateur des événements, de regarder un film. Le cortex est déconnecté. La réponse émotionnelle est éteinte. Cela s’appelle la dissociation.
Malheureusement, la dissociation permet à l’agresseur d’être tranquille…
En effet, car les victimes n’émettent pas de signaux de détresse. Elles sont figées. Ce qui leur est d’ailleurs reproché par la suite : « Pourquoi n’as-tu pas crié, fui, combattu, etc. ? » La dissociation devient un piège : les actes violents peuvent être de plus en plus extrêmes, sans que les victimes puissent réagir. Comme elles sont anesthésiées, leur seuil de résistance à la douleur est augmenté. C’est flagrant lors des viols en réunion d’adolescentes, qui sont sans réaction ou s’exécutent comme des robots. De plus, comme la dissociation transforme la victime en automate, l’agresseur fait ce qu’il veut et peut facilement lui imposer de participer aux violences et de répéter des phrases de pseudo-consentement (« Dis-moi que tu aimes ça, que c’est ce que tu veux ! »). Il pourra ensuite arguer que l’enfant était d’accord ! Rappelons que seule une jurisprudence permet de ne pas prendre en compte la notion de consentement pour les enfants de moins de 5 ans. À 6 ans, on n’a pas le droit d’aller chez le médecin tout seul, mais on peut se faire sodomiser par son cousin et être considéré comme complice ! C’est du délire !
Combien de temps dure la dissociation traumatique ? 
Des heures, des jours, des mois, voire des années si l’enfant continue à subir des violences ou s’il reste en contact avec l’agresseur et ses complices. Anesthésié émotionnellement, il semblera indifférent, déconnecté en permanence. C’est pourquoi de nombreuses victimes ne portent pas plainte, ou trop tard par rapport au délai de prescription. Cela explique aussi l’accueil souvent inadapté des proches et des professionnels. Face à une victime dissociée, ils ne peuvent percevoir ses émotions par le biais de leurs “neurones miroir”. La seule manière d’identifier sa souffrance est intellectuelle, à contre-courant de leurs ressentis qui indiqueraient plutôt du vide, du rien, du flou. Ils réagissent donc souvent par une absence d’empathie, une incrédulité, une minimisation, voire une totale remise en question des violences subies.
Encore une fois, l’enfant est victime de son mécanisme de survie…
Il va en effet être considéré comme débile, inconséquent, incapable de comprendre ce qui se passe et d’y réagir. Il sera en butte à des moqueries, des humiliations, des maltraitances. C’est, dans le film Polisse, la scène avec la jeune ado qui a été obligée de faire des fellations à plusieurs garçons pour récupérer son portable. Elle semble si indifférente à la situation que les policiers se moquent d’elle : « Et si on t’avait pris ton ordinateur portable, qu’est-ce que t’aurais fait ? » Et toute la salle de cinéma d’éclater de rire…
Que se passe-t-il dans les jours, les semaines, les années suivant l’agression, pour le psychisme ?
Une plongée en enfer. De manière plus ou moins consciente, la mémoire traumatique hante les victimes, les empêche d’être elles-mêmes. Tout y est mélangé, sans identification ni contrôle possible. Ainsi, l’indifférenciation vécue au moment des violences empêche la victime de faire le tri entre ce qui vient d’elle et ce qui vient de son agresseur. Il est ainsi très fréquent qu’elle ressente à la fois sa propre terreur, associée à une excitation et une jouissance perverses, qui sont celles de son bourreau. De même, elle ne peut se défendre des phrases assassines de l’agresseur (« Tu aimes ça », « C’est ce que tu mérites »). Et plus les violences ont eu lieu tôt dans la vie de la victime, plus elle se construit avec ce magma incompréhensible.
De quoi ne plus savoir qui on est…
Elle se sent à la fois être une moins que rien qui a peur de tout, déconnectée pour survivre, absente à elle-même ; une coupable dont elle a honte et qui mérite la mort (ce que l’agresseur a mis en scène et qu’elle finit par intégrer puisque cela tourne en boucle dans sa tête) ; une personne perverse qui pourrait devenir violente et qu’il faut sans cesse contrôler. La vie peut devenir un enfer, avec une sensation d’insécurité, de peur et de guerre permanente.

Des conduites à risque, d’évitement ou de contrôle, pour rester dissocié

Cela explique les phobies, les TOC, les angoisses ?
Pour éviter tout ce qui pourrait déclencher l’insupportable mémoire traumatique, l’enfant met en effet en place des conduites d’évitement, d’hypervigilance et de contrôle. Cela peut prendre la forme de phobies ou de TOC, comme les lavages répétés ou les vérifications incessantes, par lesquelles il tente de se rassurer. Il se crée aussi fréquemment un monde parallèle où il se sent en sécurité et va se réfugier : une cabane, sa chambre ou un monde imaginaire. Non seulement ces conduites sont épuisantes et envahissantes, entraînant des troubles cognitifs, avec un impact négatif sur les apprentissages et la scolarité. Mais, en plus, elles sont souvent contrecarrées par l’entourage, et inefficaces face à la force de la mémoire traumatique. Pour empêcher qu’elle explose, ils adoptent donc des conduites qui entretiennent la dissociation.
En prenant ensuite des drogues, de l’alcool ?
Oui, notamment. Pour s’anesthésier, les enfants provoquent aussi compulsivement des situations de stress de plus en plus fort pour augmenter la quantité de drogue sécrétée par l’organisme. Par des conduites addictives (médicaments, troubles alimentaires…), autoagressives (se frapper, se mordre, se scarifier…), des mises en danger (sports extrêmes, jeux dangereux, conduites sexuelles à risque, situation d’abus renouvelé…) ou en étant hyper violents contre autrui. Le problème est double. D’un côté, ces conduites rechargent la mémoire traumatique et rendent les conduites dissociantes encore plus nécessaires. De l’autre, les drogues produites par le cerveau sont de moins en moins efficaces. Ils doivent donc aller toujours plus loin pour en sécréter plus. Incompréhensibles pour l’entourage, ces conduites isolent les victimes, qui semblent de plus en plus indifférentes car dissociées, et ont encore moins de chance d’être secourues. C’est un cercle vicieux.

Des violences minimisées ou mises en doute

Et lorsqu’ils révèlent ce qu’ils ont subi, les mineurs courent le risque de ne pas être crus, d’être mis en cause et maltraités…
Très fréquemment, les adultes ont en effet recours à des discours moralisateurs et culpabilisants. Je me souviens par exemple d’une petite fille qui écartait les jambes et se mettait, en public, des objets dans la vulve. Tout le monde la grondait, lui disait qu’il ne fallait par faire cela, que c’était mal élevé. En lui demandant simplement « Qui t’a fait cela ? », elle a désigné le coupable. Pareil lorsqu’un ado se scarifie ou tente de se suicider. Plutôt que de le culpabiliser ou de lui faire la morale, il faudrait lui demander quelles violences il a subies pour être dans une telle souffrance !
Les victimes mineures sont-elles décrédibilisées ?
C’est le cas pour toutes les victimes de violences sexuelles, et plus encore pour les mineurs. Plutôt que d’être reliés aux violences et au trauma, les symptômes sont retournés en accusation contre les victimes. Quand ils vont très mal, on les accuse d’être des enfants difficiles, agités, bizarres, peureux, timides, d’avoir des troubles du comportement, de la personnalité, des déficiences intellectuelles, des symptômes psychiatriques, etc. 95% des victimes considèrent que les violences ont eu un impact sur leur santé mentale : il est aberrant, pervers et cruel de retourner leur fragilité psychique contre elles ! C’est une preuve médicale de leur crédibilité ! Quand elles semblent ne pas aller si mal, parce qu’elles sont très dissociées et anesthésiées émotionnellement, les violences sont minimisées ou mises en doute.
Les fausses accusations existent-elles ?
Elles représentent en fait moins de 6% des allégations… et ne viennent jamais des enfants. Pourtant, tout le monde pense qu’elles sont fréquentes, d’où la réticence à signaler lorsqu’on se doute de quelque chose. C’est un puissant mécanisme de déni face à l’inimaginable. C’est pareil pour le prétendu “syndrome d’aliénation parentale” ou la “théorie des faux souvenirs”. Le premier a été inventé par un psychiatre américain qui, dans ses ouvrages, fait l’apologie de la pédophilie ! La seconde, en vogue à la fin des années 1990 aux États-Unis, a décrit une prétendue épidémie de dénonciations à partir de faux souvenirs qui auraient été induits par des thérapeutes. Depuis, un ensemble impressionnant d’études scientifiques ont au contraire démontré que les souvenirs retrouvés sont fiables.

Une mémoire “fantôme” hypersensible et incontrôlable

Comment est-ce possible d’oublier qu’on a été victime de violences sexuelles ?
Cela paraît étonnant, en effet, mais c’est un mécanisme physiologique : la disjonction du cortex est aussi à l’origine de troubles de la mémoire. Les circuits d’intégration sont interrompus, d’où des amnésies pendant des périodes plus ou moins longues (pour 59% des victimes de violences sexuelles dans l’enfance) ou complètes (pour 38%). Plus la victime est jeune et plus son agresseur est proche, plus l’amnésie est forte. Ces oublis durent parfois des décennies. Et lorsque les souvenirs réapparaissent, c’est le plus souvent brutalement, par surprise, avec des détails multiples et précis. Cela s’accompagne d’une détresse, d’un sentiment d’effroi, de sidération et de sensations abominables.
Comment expliquer ce retour brutal des souvenirs et des sensations, parfois après des décennies d’oubli ?
C’est lié à la mémoire traumatique. En temps normal, une structure du cerveau appelée hippocampe se charge d’intégrer les événements vécus et de transformer la mémoire émotionnelle en mémoire autobiographique, accessible et verbalisable. Mais lorsque le cerveau disjoncte, la mémoire émotionnelle, qui n’est pas traitée par l’hippocampe, devient traumatique. Enkystée, c’est une mémoire “fantôme” hypersensible et incontrôlable, une “boîte noire” qui reste active. Si bien que les victimes vivent dans une terreur, une douleur et un désespoir permanents. Elles vivent aussi des sensations soudaines d’être en grand danger, écrasées, frappées, de perdre connaissance, de mourir, d’avoir la tête ou le corps qui explose, des suffocations, etc.
Qu’est-ce qui fait “exploser” cette mémoire traumatique et revenir les souvenirs ?
Cela peut être la disparition de la dissociation, quand la victime est enfin sécurisée, par exemple. Ou quand elle subit une violence de trop, qui dépasse ses capacités de dissociation. Ou quand une situation, une sensation, une lumière, une odeur rappelle les violences ou lui fait craindre qu’elles ne se reproduisent. La mémoire traumatique peut se rallumer des mois, voire de nombreuses années après les violences. Elle fait alors revivre à l’identique, avec le même effroi et la même détresse, les événements, les émotions et les sensations qui y sont rattachés.
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kathou
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MessageSujet: Re: encore sous le choc   Mar 24 Juil 2018 - 17:42

Vraiment intéressant comme texte...ouff
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Aymee17
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MessageSujet: Re: encore sous le choc   Mar 24 Juil 2018 - 18:16

Je trouve aussi même s’il est un peu cru par moments...
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Arlwren
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Féminin Messages : 446
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MessageSujet: Re: encore sous le choc   Mar 24 Juil 2018 - 18:25

Bonjour,

Pour te dire que je t'ai lu. Je vais me garder de trop réagir. Pour ma part, après 27 ans c'est le plongeon.

J'espère que tu trouveras ici des réponses à tes questions.

Respectueusement,
Arlwren
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isorine
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Féminin Messages : 24
Date d'inscription : 24/07/2018

MessageSujet: Re: encore sous le choc   Dim 29 Juil 2018 - 18:50

Merci pour cet article C'est tout à fait ce que j'ai ressenti quand mes sensations vécues enfant sont revenues
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Lilierose
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Féminin Messages : 6
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MessageSujet: Re: encore sous le choc   Ven 3 Aoû 2018 - 12:10

Cet article est très intéressant, merci beaucoup. La mémoire traumatique est là, cachée au fond de nous et peut ressurgir à n'importe quel moment selon ce que nous vivons, si nous ressentons une peur ou un sentiment qui nous rappelle l'agression, mais y a-t-il des recherches ou des études qui ont permis de trouver des moyen de guérison de cette mémoire traumatique ? 
Je cherche des réponses à ce sujet, si vous avez des pistes, je suis preneuse :-) 
Merci.
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Aymee17
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Féminin Messages : 60
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MessageSujet: Re: encore sous le choc   Ven 3 Aoû 2018 - 20:59

Bonjour lilierose, pour te répondre à ma connaissance il y a l emdr. Est ce que tu connais le principe de cette thérapie ?
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isorine
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Féminin Messages : 24
Date d'inscription : 24/07/2018

MessageSujet: Re: encore sous le choc   Sam 4 Aoû 2018 - 9:02

Oui L'EMDR est une thérapie qui te permet de revivre et "digérer " les traumatismes Je suis en plein dedans!
C'est bien plus efficace que les analyses et psychothérapies que j'ai suivies durant pas mal d'années
Mais c'est un parcours commando:tu revis tes angoisses et c'est dur!La thérapeute t'aide à les dépasser et à mettre des mots sur ce qui ne pouvait pas être nommé
J'ai trouvé un thérapeute sur le site EMDR france qui me parait être très compétent et reconnu
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Aymee17
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Féminin Messages : 60
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MessageSujet: Re: encore sous le choc   Sam 4 Aoû 2018 - 15:21

Tout à fait d’accord avec toi
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MessageSujet: Re: encore sous le choc   

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